lundi 13 novembre 2017

De retour, sur la route

(English text just below)


Ah que le temps tarde à passer
Quand on le passe à la fenêtre
Avec des si et des peut-être
Et des vaut mieux pas y penser

Ça vous dit quelque chose ? Une superbe chanson de notre poète québécois Gilles Vigneault, que je fredonnais constamment lorsque j’étais plus jeune (beaucoup plus jeune). Je me reconnaissais dans cette chanson racontant l’impatience d’une femme (qui dans son cas marquait le retour de son mari parti travailler.)

Le lien entre moi et cette Rose-Jeanne?
L’impatience. Celle qui me tenaille dans l’attente de mon prochain voyage. Encore.
Sans surprise, j’ai toujours ces fourmis dans les pattes pour partir découvrir quelque nouveau lieu inconnu. Sans cesse ce désir d’aller au-devant, de ne pas perdre de temps, ce temps précieux qui s’écoule avec le calendrier non perpétuel et les anniversaires qui s’accumulent en même temps que mes cheveux blancs.

Et l’ennui avec tout ça ? Non ça, j’ai pas eu le temps.
Car voyez-vous, depuis le temps que j’ai rédigé mon dernier billet sur le blogue il y a déjà 7 mois, Luc et moi avons été passablement occupés. Plusieurs gardiennages de maisons au Québec, un projet de film et un mega party (à préparer avec un chum) pour Luc, et des clients en jardinage pour moi.  Un été fou à courir de part et d’autre de facon parfois chaotique, mais toujours avec la volonté de bien faire les choses. On en a pris parfois trop large, mais finalement comme on dit, tout est bien qui finit bien.

Et nous voici à l’aube d’une nouvelle saison hors Québec.

Comme vous le savez, nous avons accepté de garder deux maisons en Australie de fin novembre ´17 à la mi-janvier ´18 environ. Très heureux d’être de retour au pays de Skippy le kangourou.

Alors voilà, c’est là qu’on est rendus depuis déjà 3 jours.  Suivez-nous donc !
A très bientôt !



Oh, time is running out
When we pass it to the window
With if and maybe
And it's better not to think about it

Does it tell you anything ? A superb song of our Quebecer poet Gilles Vigneault, which I constantly hummed when I was young (much younger). I recognized myself in this song telling the impatience of a woman (which in her case marked the return of her husband who had gone to work.)
The link between me and this Rose-Jeanne? Impatience. In my case, the one who is holding me in expectation of my next trip.
Unsurprisingly, again this year, I still have these ants in my paws to leave and discover some new unknown place. Constantly this desire to move on, not to waste time, this precious time flowing with the non-perpetual calendar and the birthdays that accumulate along with my white hair.
And the boredom with all this? Again, I did not have time to be bored this year. Because you see, since the time that I wrote my last post on the blog 7 months ago, Luc and I were quite busy. Several homesittings in Quebec, a film project and a mega-party to prepare for Luc, and clients of gardening for me. A crazy summer to run on both sides sometimes in a chaotic way, but always with the desire to do things right. We sometimes took too much, but finally as we say, everything is good that ends well.

And here we are at the dawn of a new season outside Quebec.
As you know, we already have agreements for sitting two houses in Australia from the end of November '17 to about mid-January '18. Very happy to be back in Skippy the Kangaroo’s country.
So here we are, since 3 days already. Follow us and see you soon !

lundi 3 avril 2017

Together or solo (English version)

Already 5 months Luc and I left Quebec, while the land was falling asleep for the long winter that the province has known.
Luc and I looked after a house in Chile (remember?), Then another in Ecuador. Looks like it's been years !!
Then a looooong flight to Turkey for two other houses to look after, in the harsh cold of the heights of Anatolia. And here Luc left me to return to Quebec, abandoned me alone in this country of Asia Minor, having for defense only my fists and my teeth (and still !!).

LOL, of course, I am kidding. Luc did not forsake me. He left ... for many reasons, but among other things to fulfill his need for cinematographic activity (he is preparing a shoot for the spring). And I stayed in Turkey.

Then, after the last Turkish homesitting, I took my backpack and the highways, and was driven by the wind, having no route in mind, just the will to see places in safe conditions.

Traveling solo, it's not easy you think? It's much easier than you think. Really. Believe the fearful lady that I am!
And there are plenty of benefits, including for my partner. Instead,
  • Was lucky the one who every morning did not have to jump out of bed early to go out to eat outside because he was not at home. Generally, he prefers to laze a little and start his day like any good retired ... quietly, in his comfortable slippers.
  • Was happy the man who did not have to follow his wife in all the souvenir shops encountered on the road. Anyway, he does not buy anything, then!
  • Was relieved who did not have to show his wretched side to all the people he met at random on sidewalks. He does not want to walk through the city. Usually people see him only little, he remains most often behind his computer.
  • Was glad who did not have to carry the bags of his partner. Usually ... No no. Usually he does it, all the time for that matter. He is a gentleman. As long as it is not by visiting the shopping malls.
  • Was quiet who did not have to drag his baskets in the museums that madame had chosen. He does not care much about history. Architecture either. And nor the feats of arms of people in the past (nor in the present). He does not want to see it real ... unless it's on TV. And even.
  • Was satisfied who did not have to try a new exotic, often strange, weird or bastard meal. He is satisfied with a good McDo. And is filled with it. (I exaggerate here, Luc likes to try new foods, but also likes his McDo, and so do I).
  • Is proud who has an autonomous wife, who goes where she wants, without having to drag him wherever she goes.
  • Is privileged the one who has a husband who accepts that she walks the streets of the world without him. And let her be delighted, and confident.
  • And blessed will they be at the time of the reunion because they will have plenty of things to tell each other.
Indeed, we will !

So the winter of 2016-17 is over.
Our summer is already partly organized: 2 homesittings in Quebec (April-May and July-August), plus my work as a horticulturist for my golden people.
And in the coming winter, it is expected that we will return to Australia (with most likely a jump for me in Israel.)
So, tie your hats, MF and Luc will be gone again !!!

Wish me a good flight, Monday, April 3rd, I'm going back to Quebec.

Marie France xx💕
P.S. Please note than my cell will be then in fonction (438) 321-8923

À deux et en solo (version franco)

Déjà 5 mois que Luc et moi avons quitté le Québec, alors que la terre était en train de s'endormir pour le long hiver que la province a connu.
Luc et moi avons gardé une maison au Chili (vous vous souvenez ?), puis une autre en Equateur. On dirait que ça fait des années !!
Puis un looooong vol vers la Turquie pour deux autres maisons à garder, dans le froid rigoureux des hauteurs de l'Anatolie. Et là, Luc m'a laissé pour retourner au Québec, m'a abandonné toute seule dans ce pays de l'Asie Mineure, n'ayant pour seule défense que mes poings et mes dents (et encore !!).

LOL, bien sûr, je blague. Luc ne m'a pas abandonné. Il est parti… pour plein de raisons, mais entre autres pour combler son besoin d'activité cinématographique (il prépare un tournage pour le printemps). Et moi je suis restée en Turquie.

Alors, après le dernier gardiennage turc, j'ai pris mon baluchon et les grands chemins, et me suis fait pousser par le vent, n'ayant aucun itinéraire en tête, juste la volonté de voir du pays dans de belles et bonnes conditions.

Voyager en solo, ce n'est pas facile vous pensez? C'est beaucoup plus aisé que vous le croyez. Vraiment. Croyez la peureuse que je suis!
Et il y a plein d'avantages, dont pour mon partenaire. Voyez plutôt :

  • Était chanceux celui qui, à tous les matins, n'avait pas à sauter du lit de bonne heure pour sortir manger à l'extérieur parce qu'il n'était pas chez lui. Généralement, il préfère paresser un peu et commencer sa journée comme tout bon retraité … tranquillement, dans ses confortables pantoufles.
  • Était heureux l'homme qui n'avait pas à suivre sa femme dans toutes les boutiques souvenirs rencontrées sur la route. De toute façon, lui il n'achète rien, alors !
  • Était soulagé celui qui n'avait pas à montrer son coté misérable à tous les gens qu'il rencontre au hasard des trottoirs. Lui, ça lui tente pas d'aller marcher de par la ville. D'habitude on ne le voit que peu, il reste le plus souvent dernière son ordi.
  • Était content celui qui n'avait pas à porter les paquets de sa partenaire. D'ordinaire... Non non. D'ordinaire il le fait, tout le temps d'ailleurs. Car c'est un gentleman. En autant que ce ne soit pas en visitant les centres d'achats.
  • Était tranquille celui qui n'avait pas à traîner ses basquets dans les musées que madame avait choisi. Lui l'histoire, il s'en intéresse peu. L'architecture non plus. Et les faits d'armes des gens du passé  (ni du présent) non plus. Il ne tient pas à le voir en vrai... sauf si c'est à la télé. Et encore.
  • Était satisfait celui qui n'avait pas à essayer une nouvelle bouffe exotique, souvent étrange, weird ou bâtarde. Lui, il se contente d'un bon McDo. Et en est comblé. (J'exagère ici, Luc aime beaucoup essayer de nouvelles bouffes, mais aime aussi son McDo. Moi aussi d'ailleurs)
  • Est fier celui qui a une femme autonome, qui va où elle veut, sans qu'elle ait à le remorquer partout où elle va. 
  • Est privilégiée celle qui a un mari qui accepte qu'elle parcoure les rues du monde sans lui. Et qu'il s'en montre ravi, et confiant.
  • Et bienheureux seront-ils au moment des retrouvailles car ils auront plein de choses à se raconter.

Et en effet, on en aura des choses à se dire !

Ainsi donc se terminent nos péripéties de l'hiver 2016-17 !
Notre été est déjà en partie organisé: 2 gardiennages au Québec (avril-mai et juillet-août), plus mon travail d'horticultrice pour mes gens en or.
Et à l'hiver prochain, il est prévu qu'on retourne en Australie (avec fort probable un saut pour moi en Israël!)
Alors, attachez vos tuques, MF et Luc seront encore partis !!!

Allez, bon vent. Et souhaitez-moi bon vol, lundi le 3 avril, je rentre au Québec !!

Marie France xx 💕
P.S. Notez que mon cellulaire reviendra alors en fonction (438)321-8923

samedi 1 avril 2017

Berlin, 2e et fin

Et sans doute pour ma dernière tournée de photos, voici ce qu'en j'ai retenu de Berlin, après des tonnes et des tonnes de photos !
After a lot of pictures, here is what I preferred during my visit. 


Le musee Bode

L'église Marienkirche... et la tour Fernsehturm derrière. 

Oups, pardon, je ne me souviens plus... Berliner Dom je crois.
oups, sorry, I just don't remember where I was... the Berliner Dom I think

La porte de Brandebourg. Le mur passait juste derrière.
Brandebourg gate. The wall was just behind.

Près du musee qui raconte l'histoire du mur, une magnifique sculpture "La réconciliation"
A wonderful sculpture close to the museum of the history of the wall. 


Près d'un musee portant sur l'histoire du mur.
Close to the museum of the history of the wall. 

 Un "trou d'homme"  berlinois.
A "man hole" in Berlin. 

Ampelmann, le personnage des feux de circulation pour les piétons de la ville. Un emblème qui vient de Berlin Est.
Ampelmann, the caracter for the pedestrian lights. It comes from Esat-Berlin. 



Le parc Tiergarten, genre de "Central Park" au cœur de Berlin. Très agréable même si le jardin ne fait que s'éveiller après l'hiver.
Tiergarten Park, kind of "Central Park" of Berlin. Lovely even though it is still sleeping a bit after the winter.


Un de nombreux vestiges de mur. On en voit disséminés à plusieurs endroits de la ville, toile pour les  graffiteurs  de tout genre
One of many wall remnants. We see scattered in several places of the city, canvas for the graff taggers  of any kind.
Et voilà la fin de mes péripéties de voyage, que j'ai fait en partie seule avec mon moi-même. Je vous reviendrai avec un postmortem de mon expérience en solo.
Here is the end of my winter trip, partly with Luc, partly solo. I will write a most mortel soon to tell you the conclusion of my experiment.

A bientôt,
See you soon !

Marie France xx